La République tunisienne    

   Le ministère des affaires locales  

Histoire et Patrimoine

Antiquité :

Depuis la haute antiquité, notre île était une terre d'accueil connue. Elle avait reçu moult visiteurs : Grecs, Phéniciens et autres. Mais le plus célèbre fut le roi d'Ithaque, Ulysse. Celui-ci, ballote par la tempête, découvrit au 8eme siècle av. J.C., fortuitement, l'île enchanteresse des Lotophages. Cette histoire est longuement et savoureusement contée dans l'Odyssée par le grec Homère:"Pousse par les forces du dieu Eole, Ulysse tira les nefs fatiguées sur le sable fin de l'île des Lotophages. A peine arrive et débarque, et après avoir satisfait faim et soif, Ulysse envoie des hommes reconnaître les lieux. Mais a peine en chemin, ses envoyés se lient avec des Lotophages qui, loin de méditer le meurtre de ces étrangers, leur servent du lotos. Et aussitôt qu'ils eurent mange de ce fruit, quelques-uns oublièrent tout ce qui n'était pas cette île. Ulysse eut du mal à rassembler ses marins mêlés a la population de l'île car, sitôt que l'un d'eux goûtait à ces fruits de miel, il ne voulait plus rentrer ni donner de nouvelles. Ulysse dut les ramener de force, tout en pleurs, et les mettre aux chaînes, allonges sous les bancs au fond de leurs vaisseaux. Puis il fit rembarquer ses marins fidèles. Pas de retard! A bord! S’écria Ulysse, le ruse, qui craignait qu'à manger de ces fruits, les autres - les fidèles - n'oubliassent aussi le jour du retour".
Au IIIe siècle av. J.-C. les Carthaginois occupaient Djerba qu'ils appelaient Meninx (Bertholon1889). D'origine phenicienne, ce toponyme Meninx, qui derive du mot "me-nages" - signifie "manque d'eau" . Le site de Meninx se situe à l'extrême sud-est de l'Île de Djerba. Il correspond à l'actuel Henchir El Kantara. Ses vestiges apparents s'étendent sur une longueur de deux kilomètres et une largeur maximale de 800 mètres environ.


Djerba dériverait de Girba (antique cité situé près de la forteresse et du port de Houmt-Souk), mais d'après Ibn Khaldoun ( historien tunisien 1331-1406, a été l'un des premiers théoriciens de l'histoire des civilisations), elle tiendrait ce nom d'une branche de la tribu berbère des Lemaya. Après la destruction de Carthage, les Romains construisirent la chaussée reliant l'île au continent(El Kantara). A cette époque, Girba était un important évêché et l'île un trait d'union prospère entre l'Afrique et l'Europe.Car, dans ses ports de Meninx, de Ghizen, de Tipasa, de Hadrien s'entreposaient les marchandises les plus diverses et, en particulier, les fameuses pommes de l'île, avant d'être redistribuées et vendues sur les places de grandes métropoles : Carthage, Rome, Alexandrie, Constantinople... Djerba connut le developpement de plusieurs activites qui faisaient non seulement la richesse de sa population, mais aussi sa renommee. Ainsi, au 3eme siecle av. J.C., les Carthaginois qui connaissaient, comme leurs ancetres les Tyriens, le murex, surent-ils utiliser ce coquillage a la chair rouge, tres abondant jardis sur l'ile, afin d'en extraire le pourpre qui est une matière colorante rouge utilisée dans la teinturerie des tissus. D'ailleurs, la cape de pourpre de Djerba, symbole de la dignité, fut longtemps réservée et portée uniquement par les empereurs et les hauts dignitaires théocrates et aristocrates.

 

Moyen Age :

Au VIIe siècle les Byzantins succédèrent aux Romains.. En 665, Djerba fut conquise par les Arabes qui en chassèrent les Byzantins et convertirent les Berbères à l'islam. Il y aurait eu alors, d'après certains auteurs, un important brassage génétique. Les Musulmans venus en Afrique du Nord avec la conquête arabe au VIIe siècle étaient "orthodoxes". Au IXe siècle, des "hétérodoxes" Kharéjites Abadhites (ou Ibadites) berbères arrivèrent en masse. Au Xe siècle, le Maghreb adopta l'orthodoxie : c'est- t-à-dire la doctrine professée par l'une des quatres écoles juridiques reconnues, à savoir le Malékisme, le Hanafisme, le Chafiisme et le hanbalisme. Les Abadhites se dispersèrent et se retirèrent dans des endroits difficiles d'accès tels que le Mzab (en Algérie), le Jebel Nefoussa (en Libye) et Djerba.L'islamisation n'atteignit pas certains Juifs qui se concentrèrent dans les deux villages d'Essawani et Erriadh (ex Hara Kebira et Hara Seghira) au nord de l'île. D'où et quand étaient-ils venus ? On ne saurait le dire avec précision car il n'y a aucun vestige ou document écrit appuyant la tradition orale (unique source pour le moment). Celle-ci véhicule plusieurs versions dont la plus répandue rapporte que les Juifs seraient arrivés lors de la destruction du Temple de Jérusalem par Nabuchodonosor en 586 av. J.-C. Ils auraient sauvé certains manuscrits des Tables de la Loi et auraient emporté des pierres du Temple sur lesquelles fut élevé le sanctuaire de la ghrîba devenu lieu de pèlerinage pour les Juifs du monde entier. Plus tard (au XVe siècle), des Juifs expulsés d'Espagne par les Rois Catholiques arrivèrent en Tunisie et quelques uns d'entre eux s'installèrent à Djerba, plus particulièrement à Hara Kebira.

Epoque moderne :

Pendant des siècles, l'île fut harcelée par les attaques et les agressions permanentes d'assaillants et d'envahisseurs venus de l'extérieur : les Fatimides de Kairouan, les Bédouins de Beni Hilal, les Germains et les Normands de Sicile, les Aragonais, les Chevaliers de Malte, les Génois, les Espagnols en lutte contre les Turcs, les nomades voisins et, enfin, les corsaires dont les razzias balayèrent les cotes de l'île, a partir du 14eme jusqu'a la fin du 18eme siècle. Cet épisode douloureux fut le plus meurtrier de toute l'histoire de Djerba, pourtant riche en évènements tragiques. Au XVIe siècle, les Jerbiens se rebellèrent contre le Pacha turc.Au XVIIe siècle, l'île obéissait à la Régence de Tunis. Au XVIIIe siècle, Tunisiens et Tripolitains se disputèrent Djerba. Les Tunisiens l'emportèrent et l'île devint le terminus des caravanes et un gros marché d'esclaves. Au XIXe siècle, après l'abolition de l'esclavage, ce marché s'installa à Tripoli. En 1881, le protectorat français s'établit sur la Tunisie, jusqu'à l'indépendance en 1956. Au début des années soixante, le tourisme commença à se développer. Il semblerait donc après ce survol du passé, que pas moins de 18 vagues de migration se soient succédées à Djerba.

 

Epoque contemporaine :

De nos jours, on rencontre à Djerba des Musulmans (Arabes, Berbères et Noirs) orthodoxes et hétérodoxes ainsi que des Juifs. On y rencontrait aussi (selon les dernières sources datant de 1967) des Maltais, des Français, des Italiens et des Grecs. Les Noirs seraient les descendants d'esclaves amenés du Soudan ou du Niger ; ils résident surtout dans le nord-est de l'île, dans le secteur de Midoun. Les Musulmans orthodoxes sont soit Hanéfites (d'origine turque), soit Malékites (les plus nombreux) descendant d'Arabes venus du continent (peut être des Hilaliens) et, dans une moindre proportion, de Kharéjites convertis.

Visiter la ville :

Meninx :

Le site Meninx est situé dans l’extrême Sud-Est de Djerba. Cette ville, fondée par les Phéniciens, à connue son apogée à l’époque romaine et devenue capitale de l’île. Ce site renferme des vestiges apparents sur une longueur de deux kilomètres et une largeur de 800 mètres environ. Les fouilles ont permis de découvrir l’existence d’un un amphithéâtre, un théâtre, une basilique et une esplanade qui devrait constituer le forum (place publique ) de la cité.Cette ville à connue une activité commerciale et artisanale très importante.
Meninx demeure le chef-lieu de l'île de Jerba jusqu'à la seconde moitié du III ème ou du début du 4ème siècle apr. J.-C. Aprés cette date, elle fut remplacée par Girba (dans le voisinage de Houmt Souk).
Meninx était une ville riche, en témoigne la diversité du marbre qui ornait ses constructions. Les archéologues ont identifié plusieurs types de marbres.

Bourgou:

Henchir Bourgou est parmi les sites les plus anciens de Djerba d’après l’étude du Ministère de la Culture et l'Institut National du Patrimoine de Tunisie. Il est connu par son grand monument funéraire de l’époque des Numides( peuple semi nomade ancêtres des berbères). La ville antique s'étend sur plusieurs hectares. La collecte intensive du matériel archéologique effectuée sur site en 1996 a révélé que la céramique à vernis noir qui jonche le sol du site témoigne d'une occupation qui remonte au IV éme siècle av. J.C Cependant, aucune trace d'un plan régulier de la ville n'a été reconnue. Les enduits peints, les moulures, les mosaïques, la céramique d'importation, suggèrent un genre de vie assez aisé.

    

 

Henchir El Ghoula(ROMAINS)

 : situé dans le Sud-Est de l’île de Djerba à coté du village de Sedouikech. Les colonnes de marbre et les sculptures ont été trouvées dans cette région.

Ville de Gharden(ROMAINS)

 situe au sud-est de l’île à coté du village de Beni Maaghel.

Le phare de Taguermess :

 

Ce phare, l’un des symboles de Djerba, fut construit à la fin du 19 éme siècle sous l’ordre du bey. Bâtit sur une colline de 20 mètres dans le nord-est de l’île, ce phare de 75 mètres est caractérisé par ses couleurs (blanc et rouge) du drapeau tunisien. Avec une portée dépassant les 50 kilomètres, ce « phnar de Taguermess » comme les Djerbiens l’appellent, est le premier signe lumineux que les marins venant de l’orient et se dirigeaient vers les cotes du Maghreb observaient.

 

 

 

 

 

 

 

Borj Kstil :

 

Construit au XIII siècle par Roger de Loria, amiral du Nord de Sicile. Ce fort est situé dans la partie sud de l’île à l’extrémité de la presque île Bine El Ouidiane. C’est une grande

forteresse d’environ 30 mètres de coté et 10 mètres de hauteur. Les murs sont très épais et ont une forme carrée. Ce fort est doté de plusieurs tours dont les plus dominantes sont situées dans les quatre angles. Ce fort fut restauré au 15 éme siècle à l’époque Hafside et au 16 éme pendant la domination turque et enfin au 17 éme siècle pendant le règne du Bey de Tunis Hamouda Pacha.
Pour accéder à ce fort il faut emprunter un chemin dit Trik Ejmal (route du chameau), ce chemin au milieu de la mer est très dangereux.

 

 

Borj El Akrab (fort du scorpion) :

Situé dans la pointe sud de l'île entre Ras Tarbila et El Kantara. Avec une forme circulaire, il est entouré par la mer. La superficie de ce fort est de 10 m2 environ. Ses murs sont restés intacts. On racontait qu’un prince de Djerba l’a construit, après avoir perdu ses enfants à cause des piqûres de scorpion, pour installer son dernier fils afin de le protéger contre ces dangereux insectes. Mais, malgré toute cette protection, un jour il a reçu un présent et par hasard un scorpion s’accrocha ce qui a causé la mort de cet enfant. Moralité de l’histoire on ne peut pas s’opposer à un destin. D’ou l’appellation de ce fort de Borj El Akrab (Scopion).

 

 

 

 

 

Borj El wassat (fort du centre) 
Situé au paravent au milieu de la chaussée romaine (El Kantara). Construit pour surveiller la partie sud de l’île.

Borj Aghir

 Situé sur la cote Est de l’île. C’est un grand port construit à l’époque de Ali Bacha (un Bey turc) à la fin du XVII éme siècle. Mais malheureusement ce fort a été d’abord transformé sous le protectorat français en un bâtiment de douane puis aujourd’hui à une maison de vacances pour les jeunes.

 

 

 

 

 

 

 

El Kantara

  Au sud de l'île, El Kantara (le pont) est le point d'arrivée de lachaussée romaine" longue de 7 Km qui reliait l'île de Djerba au continent dès l'époque punique et que les Romains transformèrent en véritable voie de communication.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

La médina : Elle se situe dans la partie Est de Djerba à proximité de la zone touristique donc des plus belles plages de l'île (plages du Cap Tourgueness, Lalla hadria, de Sidi Slim et d’Aghir).Un marché pittoresque se tient chaque vendredi. A Midoun existe une communauté noire la plus importante de l'île dont les membres seraient les descendants d'africains amenés du Soudan ou du Niger. Les membres de cette communauté se sont spécialisés surtout dans la musique traditionnelle folklorique. Midoun possède aussi de très beaux Menzels.

        

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